Karine Fournier

 

 

Karine Fournier œuvre dans la couture artistique en créant des installations d'art public. Sa pratique évolue dans l'aller-retour entre une recherche sur/dans le monde concret et la possibilité de s'en échapper par la création d'un univers onirique propice à l'invention d'une mythologie personnelle. Pour ce faire, celle-ci utilise la laine et le textile dans des contextes guerrilla de mise en danger. Elle fait de l'art in situ qui se présente comme des paysages qui situent le public dans un monde organique, voire même sauvage.

 

Cette idée d'envahir des lieux intérieurs ou extérieurs est ainsi cruciale; l'idée de prendre d'assaut, ou du moins de créer un effet de surprise où les gens se retrouvent soudain dans une jungle abstraite en tissu, pour tailler une brèche dans la normalité des choses.

 

Il y a plus d'un an, Karine s'est lancée dans le graffiti tricot. Cela consiste à recouvrir le mobilier urbain avec de la laine tricotée. Ce mouvement compte des adeptes partout à travers le monde et, à Montréal, elle a fondé un groupe nommé Les Ville-Laines, constitué de quatre membres actives. Elles sont régulièrement invitées à parler de leurs actions dans les médias et à prendre part à des événements politiques et sociaux, ainsi qu'aux Journées de la Culture. Ce qui motive ce travail d'intervention est ce même esprit de guerilla qui a pour principe moteur la liberté d'action et qui se pense en lien avec la communauté.